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Compétition
Jigoro Kano a étudié et préservé les principes de base des anciens styles de Ju-jitsu dans les Katas de Judo. Kenji Tomiki a consacré sa vie à la recherche et à la pratique du Budo et a réutilisé les idées de Jigoro Kano (le Principe du Judo) avec sa propre idée initiale d'un système de compétition d'Aikido comme point de départ.
Au lieu de mettre en avant les principes propres à chaque Budo individuellement (Aikido, Judo, Kendo, Karaté, etc), Tomiki a plutôt clarifié les principes sous-jacents communs à tout style de Budo. Puisque le Ju-jitsu ne concernait que des techniques conçues pour amener la victoire dans une bataille, Jigoro Kano disait que le Ju-jitsu a été dépassé par l'évolution pendant l'époque de la restauration de Meiji. Il disait que son Judo était une méthode pour cultiver son esprit; une méthode pour s'entraîner, basée sur le principe qui dérive des résultats des recherches. Les Principes du Judo sont les suivants:
1. Le Principe de la Posture Naturelle (concernant la posture)
Etre capable de se mettre librement dans une position d'attaque ou de défense pour parer n'importe quelle attaque.
Dans un match, le mouvement initial rapide est essentiel. Le Judo se basant essentiellement sur les principes de l'ancien Ju-jitsu, on se trouve dans une position à partir de laquelle on peut immédiatement se déplacer et s'adapter à une attaque vigoureuse de l'adversaire. C'est une "position de non-posture", aussi connue comme "Shizentai" (position naturelle) qui s'applique aussi bien en position debout qu'à genoux.
Historiquement, le Ju-jitsu s'est séparé du Sumo des Samuraï il y a longtemps, pour devenir un sytème de styles de combat à part. La première faculté de base qui est de mise est une posture correcte (debout ou à genoux) et un déplacement rapide. Concrètement, cela signifie d'apprendre les 'Tsugi ashi' (debout) et 'Shikko' (déplacement à genoux).
i) Les 8 directions de déplacement. Tai sabaki de base. (déplacement du corps)
ii) Pratiquer le retournement par l'avant et par l'arrière en position debout et à genoux
2. Le Principe de la douceur (du point de vue de la défense)
Ne pas résister à l'attaque d'un adversaire, mais plutôt la rendre inutile par un déplacement du corps.
Il y a deux exemples dans lesquels on ne résiste pas à l'attaque de l'adversaire, mais plutôt on rend cette attaque inutile en l'accompagnant.
i) Suivre la direction de la force de l'attaque de l'adversaire dans une situation de saisie.
ii) Parer les frappes, coups de poing, coups de pied et coupes de l'adversaire quand il y a une certaine distance entre les deux.
Les principes de ces deux cas ci-dessus sont identiques. Cepandant, dans le deuxième cas il faut pratiquer les facultés de Metsuke (le contact visuel), Ma-ai (la distance correcte) et Tegatana (l'utilisation correcte du couteau de main).
Le Ju-jitsu sans armes était populaire dès le début de la période Edo. Pour bien se défendre contre les attaques vigoureuses d'un adversaire, un tai sabaki rapide est l'élément le plus important. Le plus important fondement du Judo est le principe de la douceur.
3. Le Principe du déséquilibre (du point de vue de l'attaque)
Casser l'équilibre d'un adversaire et suivre près de son corps pour créer une ouverture pour gagner.
Voici le principe à l'aide duquel une puissance plus faible peut prendre le dessus d'une puissance plus grande. Il est important de rechercher le déséquilibre de l'adversaire avant d'appliquer une technique. Il est possible de rompre l'équilibre d'une personne debout dans 8 directions. La direction la plus simple pour ce faire est le long de la ligne qui passe perpendiculairement au milieu des deux pieds. Le déséquilibre d'un adversaire est exécuté avec un mouvement du corps ample, rapide et puissant au lieu de pousser ou tirer avec la force musculaire.
Quand quelqu'un se trouve déséquilibré vers l'avant, il va essayer de compenser cette perte d'équilibre, et cette réaction facilite ensuite de le déséquilibrer vers l'arrière. C'est vrai aussi pour la situation inverse.
Il y a deux situations principales pour rompre l'équilibre de l'adversaire.
1. En utilisant les revers ou les manches de l'adversaire dans une situation de saisie.
2. En utilisant le menton, le coude ou le poignet au moment d'entrer en contact avec lui, ou en le saisissant.
Jigoro Kano a gardé un Kata de 21 techniques du Ju-jitsu Kito ryu en tant que Koshiki no Kata dans le Judo Kodokan, parce qu'il exprimait clairement les principes les plus essentiels. Ce Kata présente clairement les principes du Judo que sont la posture naturelle, la douceur et le déséquilibre. En pratiquant ce Kata, on est en mesure de comprendre la vraie nature du Judo.
Il n'y a pas de projections utilisant les pieds ou les hanches dans le Koshiki no Kata. En effet, il y a même quelques saisies et des coups. Néanmoins, dans son ensemble il démontre un mouvement avec une posture naturelle, rythme, distribution de l'application de force, etc, qui sont les choses à apprendre.
Plutôt que d'enseigner sa propre méthode, Jigoro Kano a enseigné les principes de base que tous peuvent utiliser et qui ne disparaîtront jamais.
"Si les techniques que Jigoro Kano a enseignées ne correspondent pas ces principes, alors ce ne sont pas ses vrais enseignements, mais une erreur dans leur application." (La signification du Judo et le but de l'entraînement).
En d'autres termes, ce n'est rien d'autre qu'une mise en évidence de son esprit scientifique, et la signification universelle en découle. On peut dire que le même principe était la base pour le travail de Kenji Tomiki pour créer un système de compétition dans l'Aikido.
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